Tu m'as reproché l'absence, la distance, mes silences. Me voila de nouveau seule, dans ma jolie forteresse de solitude. Je n'savais pas que tout ça était sérieux, maintenant que j'ai compris il est trop tard. Les jaloux, les sceptiques, ceux qui me connaissent. Ils n'y croyaient pas, ils ne croyaient pas en moi. Ils ont eut raison. Tu m'as reproché les strass, les paillettes, mes rêves fous, trop fous pour toi qui avait abandonné les tiens. J'aurai du faire pareil peut-être, en rêvant j'étais plus sur la même longueur d'onde que toi. Pourtant tu m'as parlé d'avenir, tu es venu me chercher et tu ne m'as pas lâché la main, et nous avons dansé, puis tu m'as couverte de cadeaux avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Nos nuits d'amour n'auront rien changé, mon amour n'est pas à vendre. Peut-être trop de confiance en moi, et surement pas assez en toi, ni en nous. Tu m'as reproché mon monde, un monde qui n'existe pas. Parce que tu n'en faisait pas réellement parti. T'aurai pu essayer, je ne suis pas aussi mystérieuse que tu le dis, et mon c½ur n'a pas tout à fait la même noirceur que mon regard. Je t'ai écouté mais comme tu l'as dit mon idée est fixe, comme toutes mes idées d'ailleurs. Je suis déroutée quand je te regarde et si je te regarde c'est que mon regard s'est perdu. Tu tiens trop à moi, c'est ici que le mot fin s'écrit, je ne comprendrai jamais. On aurait put en écrire beaucoup plus avant que celui ci s'incruste, il est arrivé par surprise, je n'aime décidément pas ça. Tu es tout le monde et personne, tu es Lui et puis un étranger, tu es un rêve inespéré, une romance impossible, un point d'interrogation qui a mis le point final. Tu m'as reproché l'insaisissable, comme moi. Et l'éphémère. Comme nous désormais.
[mots:moi]